Actuellement, nous utilisons un nombre croissant d’offres de services reposant sur le « cloud computing » (offres dites SAAS – Software as a Service: sites de mails, de photos ou de vidéos, blogs, réseaux sociaux …). Via ces offres, nous stockons des données personnelles, dont certaines font clairement partie de notre patrimoine numérique.
Cette situation est nouvelle pour l’homme, car auparavant nous conservions nos données personnelles sur des disques durs propriétaires. Cela pose de nouvelles questions et crée de nouveaux besoins auxquels il est crucial d’apporter des éléments de réponse rapidement.
En pratique, les services proposés des grands acteurs de l’économie numérique, comme FaceBook, YouTube, mais aussi Google, Microsoft,...suscite des débats croissants auprès de leurs utilisateurs. Ces débats trouvent un écho croissant au sein des instances régionales, nationales et internationales.
Le fond du débat est clairement éthique: parce que les acteurs du numérique proposent des services de masses, stockant et exploitant des données personnelles, dont certaines sont clairement à vocation patrimoniale, une gestion éthique de ces données devient un besoin urgent.
Le patrimoine numérique de l’individu est déjà une réalité.
Ces débats reflètent un besoin pressant d’une gestion démocratique de ces ressources informatiques, particulièrement lorsqu’elles sont destinées à héberger les données des particuliers.
un besoin pour l'économie numérique
Ce projet est susceptible de s'insérer harmonieusement au sein de l'économie numérique, et ce pour deux raisons.
La première est que, comme mentionné plus haut, l’offre commerciale des acteurs du numérique pâtit du débat éthique provenenat de leur gestion des données personnelles. Cependant, ces acteurs ne peuvent aborder les problèmes éthiques soulevés par les services qu’ils proposent. En effet, la raison provient de leur structure capitalistique même
Une organisation devant faire face aux aléas de l’actionnariat ne pourra jamais proposer un environnement éthique suffisamment convaincant pour traiter le problème du patrimoine numérique de l’individu.
Proposer un service d’hébergement de données pérenne, éthique et citoyen à ces acteurs devrait les libérer de ce débat éthique. Cela peut renforcer leur position sur leur marché, en leur permettant de développer plus sereinement leur offre. Le but du projet Mnemosine est d’offrir aux individus le meilleur environnement possible pour pouvoir aborder ces questions éthiques. Pour ce faire, le débat éthique est placé sous la responsabilité des individus, en leur proposant une gestion démocratique de la structure d'hébergement.
La deuxième raison provient de la diversité de l’offre commerciale, qui tend à fragmenter et à diffuser nos données personnelles, en les stockant via divers services d’hébergement. Cette situation pose un réel problème pour la constitution d’un patrimoine, pour des raisons techniques bien sûr, mai également juridiques. Le projet Mnemosine définit un unique espace numérique pour chacun d’entre nous. C’est un choix raisonnable, sans doute nécessaire à la construction de notre patrimoinen numérique.