Le projet Mnemosine recelle une difficulté que l'on peut lire dans la déclaration des droits numériques de l'homme. En effet, notre patrimoine numérique est par nature dématérialisé. Cela implique notamment qu'un de nos droit fondamentaux est de pouvoir librement choisir la structure hébergeant ce patrimoine (la représentation nationale). Ce droit "patrimonial" semble s'opposer avec les juridictions nationales, dont la compétence repose sur des contraintes géographiques, liées aux nations.
Il s'agit d'une difficulté pour les nations désireuses d'adopter ce texte. Le problème est profond: un pays est avant tout une structure réfléchissant une unité géographique et culturelle. De plus ce texte a des impacts économiques qui rendent le débat encore plus délicat: en effet, chaque individu a droit à un salaire égal pour une valorisation égale de son espace numérique. Cette contrainte devra être respectée au sein de chaque représentation.
Cette déclaration implique que les aspects variés du patrimoine numérique sont pensés comme des services aux individus, proposés par chaque nation. C'est une vision qui peut sembler un peu réductrice du rôle d'un état.
Cependant, de manière très prospective, il ya également des bénéfices considérables à attendre:
- Chaque structure d'hébergement (représentation) sera en compétition pour fournir le meilleur service aux individus. Cela devrait peut être rationnaliser les structures et améliorer l'efficacité du service.
- Cela pouurait permettre de diminuer l'immigration liés à de mauvaises conditions de vie raisons économiques.
- Enfin, cela pourrait également promouvoir la démocratie dans des pays en faisant défaut.
Au final, il s'agit peut être d'un formidable espoir pour la paix dans ce monde.
Au jour d'aujourd'hui, cette contrainte géographique liée aux nations fait de ce texte est une utopie. Cependant, on peut raisonnablement penser qu'il devra être adopté sous une forme ou sous une autre d'ici quelques dizaines d'années.