Au cours de notre vie, nous produisons une quantité de contenus numériques, stockée sur des supports et avec des formats variés. Il s'agit de photos ou films sous format numérique, correspondance (mail), écrits (blog), articles ou codes informatique, etc...L'ensemble de ces données est ce que nous appelons le patrimoine numérique d'un individu.
Ces données étaient stockées auparavant sur des disques durs personnels. Elles se trouvent maintenant de plus en plus sur les sites de Google (photos sur Picasa, mail sur gmail,...), ou Microsoft (msn, hotmail, ...), ou encore sur les réseaux sociaux (FaceBook, LinkedIn, twitter, ...), ou sites de vidéo (YouTube,...), etc...Ces traces sont fragmentées sur le "nuage", via les offres de ces entreprises.
Les offres de service de ces sociétés ont une vraie valeur ajoutée, parce qu'elle permette de constituer notre patrimoine numérique. Cependant, nous arrivons à une situation où la mémoire collective est gérée par des sociétés obéissant en premier lieu à une logique économique.
En pratique, les services proposés des grands acteurs de l’économie numérique, comme FaceBook, YouTube, mais aussi Google, Microsoft,...suscite des débats croissants auprès de leurs utilisateurs. Ces débats trouvent un écho croissant au sein des instances régionales, nationales et internationales.
Le fond du débat est clairement éthique: parce que les acteurs du numérique proposent des services de masses, stockant et exploitant des données personnelles, dont certaines sont clairement à vocation patrimoniale, une gestion éthique de ces données devient un besoin urgent.
Les sociétés mentionnées plus haut développent une politique éthique de gestion des données personnelles. Cependant, on peut se poser la question de savoir si une société est structurellement adaptée à ce débat, et si elle peut offrir des garanties crédibles se services. En effet, deux questions se posent :